Conflit au Moyen-Orient : vers une résilience du axe de la résistance

15:13 - June 11, 2026
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IQNA-Pour un analyste politique irakien, la fermeture totale des détroits d'Hormuz et de Bab el-Mandeb aura des conséquences désastreuses pour les États-Unis et leurs alliés européens.

Dans un contexte de tensions croissantes entre l'axe de résistance, composé principalement de l'Iran, du Yémen et du Liban, et les Etats-Unis ainsi que leurs alliés, le chercheur irakien Najah Mohammed Ali a partagé son analyse des récents développements dans la région. Selon lui, l'unité des fronts et la nature prolongée du conflit favorisent l'axe de résistance, renforçant ainsi leur position stratégique.

 

Au cours d'une interview avec la chaîne de télévision Al-Masirah, Ali a souligné que la fermeture totale des détroits d'Hormuz et de Bab el-Mandeb aurait des conséquences désastreuses pour les États-Unis et leurs alliés européens. Il a noté que ces nations commencent à faire pression sur le président américain pour mettre fin aux hostilités, affirmant même que ce conflit ne les concerne pas directement. Cette position n'est pas seulement présente dans les cercles politiques, mais elle se propage également dans les médias et l'opinion publique, notamment au Royaume-Uni, où des voix s'élèvent contre la participation à des alliances militaires pour rouvrir ces voies maritimes.

 

Ali a précisé que la question actuelle n'est plus de savoir qui sortira vainqueur, mais plutôt qui détient les cartes dans ce jeu complexe. Le conflit prolongé semble bénéficier à l'axe de résistance, qui est mieux préparé à endurer une guerre d'usure. Cette dynamique place les opposants dans une position difficile, rendant leur capacité à résister sur le long terme compromise.

 

Il a également mis en lumière les défis internes auxquels sont confrontés les États-Unis. Le président américain doit naviguer à travers des turbulences politiques internes, exacerbées par l'approche des élections de mi-mandat. Ces facteurs pourraient limiter la capacité de Washington à prendre des décisions fermes dans un avenir proche.

 

L'axe de résistance, constitué de l'Iran, du Yémen et du Liban, possède plusieurs atouts pour exercer une pression politique et militaire sur les États-Unis. Cela génère une confusion au sein de l'administration américaine, la poussant à rechercher des solutions politiques pour apaiser les tensions. Ali a évoqué le message du ministre pakistanais des Affaires étrangères lors de sa visite en Iran, qui illustre les interactions régionales face à l'escalade des tensions.

 

Selon Ali, la position iranienne repose sur un principe clair : tout cessez-le-feu doit inclure tous les fronts. Sinon, la confrontation se poursuivra, renforçant l'unité et l'intégrité des différentes composantes de l'axe de résistance. Il a observé une convergence croissante entre cet axe et les forces opposées dirigées par les États-Unis et Israël, tout en notant des signes de mécontentement au sein du camp occidental.

 

Certains membres du Congrès américain commencent à soutenir des initiatives visant à restreindre les pouvoirs du gouvernement concernant les interventions militaires. Cela représente un indicateur politique significatif qui pourrait influencer le soutien aux politiques d'escalade dans un avenir proche.

 

En conclusion, Najah Mohammed Ali a affirmé que les pressions internes et externes sur le gouvernement américain pourraient conduire à une détente temporaire ou à un arrêt de certaines opérations. Cependant, cela dépendra des équilibres de pouvoir actuels et de la capacité des acteurs de l'axe de résistance à maintenir une stratégie d'usure tout en imposant des réalités sur le terrain. L'équation a changé : au lieu d'une attente stratégique, l'Iran et le Yémen intensifient désormais leurs attaques préventives.

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